Accompagnement des éleveurs sur la gestion éco-raisonnée du parasitisme

Début de l'initiative

03 avril 2023

Thème

Vivant

Description

L’impact négatif des traitements antiparasitaires sur les insectes coprophages est aujourd’hui connu. Or, ces insectes représentent une source d’alimentation importante pour de nombreuses espèces d’oiseaux ou de chauve-souris. Un accompagnement technique permettra aux éleveurs de renforcer ou adapter leurs pratiques de lutte antiparasitaire pour respecter autant que possible la biodiversité.

Pourquoi l’accompagnement des éleveurs sur la gestion éco-raisonnée du parasitisme est-il nécessaire ?

De nombreux projets et études ont confirmé l'impact des traitements antiparasitaires sur les insectes coprophages : même à faible dose, certaines molécules classiquement utilisées (ivermectine, doramectine, etc.) conservent leurs propriétés insecticides dans les fèces du bétail, entraînant un risque de toxicité pour les insectes coprophages. La durée d'élimination donc d'impact desdites molécules peut être importante, variant de 10 à 150 jours, selon la voie d'administration (intramusculaire, orale).

Or, les insectes coprophages représentent une source importante d’alimentation pour de nombreuses espèces d’oiseaux ou de chauve-souris, dont certaines d’intérêt communautaire comme le Grand rhinolophe ou le Petit murin. Celles-ci souffrent non seulement de la disparition de leurs proies mais aussi de la bioaccumulation des toxines.

Outre leur rôle dans la chaîne alimentaire, les insectes coprophages jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes. Responsables de la décomposition des déjections, ils améliorent la qualité des sols et limitent la survie des parasites présents dans les excréments par compétition ou transport d’acariens consommateurs de nématodes et de larves de mouches.
Troupeau bovin en garrigue
Scarabée
Cheval
Taureau

Il est donc nécessaire d'accompagner les éleveurs, centres équestres et autres détenteurs de bétail ou d’animaux “de rente” afin de réduire voire supprimer l’impact négatif des traitements antiparasitaires sur les écosystèmes et les espèces patrimoniales à travers une approche intégrée.

En quoi consiste l’accompagnement des éleveurs ?
- Un diagnostic des pratiques liées à la gestion antiparasitaire est réalisé chez les éleveurs volontaires. Il comprend d’une part un audit vétérinaire précis, basé sur une analyse coprologique, et d’autre part un diagnostic croisé éco-pastoral qui s'appuie sur les pratiques d’élevage et de pâturage, mené par le Syndicat Mixte des Gorges du Gardon, le CEN Occitanie et la Chambre d’Agriculture du Gard.
- Un plan d'action individualisé est alors proposé aux éleveurs. Il s’articule autour du triptyque suivant : stratégies préventives et renforcement de la prémunition des animaux, réduction de l’impact des traitements curatifs, pratiques alternatives aux vermifuges de synthèse.
- Les éleveurs bénéficient d’un suivi régulier pendant toute la durée du projet
- Des visites d'exploitation ayant mis en place une gestion raisonnée du risque parasitaire sont organisées pour les éleveurs volontaires.
- Des rencontres ouvertes au public seront également proposées pour donner la parole aux éleveurs et favoriser l’échange d’expériences et l’essaimage des bonnes pratiques.

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Dossier n° 2023-46424

Vérifié

Type d'initiative

Produits issus d'une agriculture respectueuse de l'environnement : Agriculture respectueuse de l'environnement et exemplaire

Dernière mise à jour le 22 octobre 2025

Localité

La Bruguière (30580) - Gard - Languedoc-Roussillon

La localisation est approximative

Association référente

FNE Occitanie-Méditerranée | Gard
39 rue Jean Giroux
34080 Montpellier