Si vous constatez des épandages de pesticide par hélicoptère sur la vigne merci de nous tenir informé afin que nous puissions faire vérifier par la police de l'environnement l'état des sols.

Comme indiqué dans notre communiqué de ce jour, le gouvernement autorise l’épandage par hélicoptère des pesticides sur le vignoble audois et héraultais.

Depuis 2010, la loi interdit l’épandage aérien des pesticides en raison des conséquences sanitaires et environnementales. Toutefois, des dérogations restent possibles « en cas de danger sanitaire grave qui ne peut être maîtrisé par d'autres moyens » sur décision conjointe des ministres de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé. Fin 2014, Stéphane LE FOLL, Ségolène ROYAL et Marisol TOURAINE, alors ministres, avaient décidé de mettre totalement fin aux opérations d’épandage aérien de pesticides.

Depuis le début du mois de mai, les chambres d’agriculture des Pyrénées-Orientales, de l’Aude et de l’Hérault revendiquent le traitement de pesticides par hélicoptère sur les vignes pour lutter contre le mildiou. Par un arrêté publié le 23 mai (voir ici), le gouvernement a décidé de répondre favorablement à ces demandes. Il autorise l’épandage par hélicoptère de BOUILLIE BORDELAISE RSR DISPERSS (voir ici) jusqu’au 5 juin sur l’ensemble des départements de l'Aude et de l'Hérault. Toutefois, seules les parcelles agricoles inondées et non ressuyées, qui ne peuvent pas être accessibles par voie terrestre, peuvent être traitées par voie aérienne. Alors que le soleil brille depuis plus d’une semaine maintenant, que le vent du nord souffle et que le thermomètre dépasse les 30°, difficile de voir quelles parcelles seraient encore inaccessibles en tracteur ou en quad.

Si vous constatez des épandages de pesticide par hélicoptère sur la vigne merci de nous tenir informé afin que nous puissions faire vérifier par la police de l'environnement l'état des sols.

Notez que l'épandage aérien sur des parcelles accessibles par voie terrestre serait passible de six mois d'emprisonnement et d'une amende de 150 000 €, tel que prévu par le délit mentionné sous l’article L. 253-17 du Code rural et de la pêche maritime.

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